C'est une abréviation que ceux qui côtoient régulièrement des Rover K apprennent à connaître, même si ce n'est pas systématique.
Sinon pour avoir eu une MX-5 Mk2 1.8l 140 ch, avoir fait des centaines de kilomètres en tant que passager d'une MG F Mk 2 120 ch et posséder depuis 3 ans une Lotus Elise Mk2 Rover 122 ch, je trouve que c'est des voitures aux compromis assez différents.
Si on compare la MX-5 et la MG, la première est la plus sportive et la seconde la plus confortable, la plus orientée GT. Cela est vrai pour les châssis, mais aussi au niveau des moteurs. La MX-5 est plus brillante à l'approche du rupteur que la MG, la MG est plus coupleuse et privilégie les bas et moyens régimes, c'est plus adapté à un usage routier. La MG offre un bel espace à ses occupants, en partie grâce à son architecture à moteur central arrière. Dans la MX-5, c'est taillé plus proche du corps, les grand gabarits peuvent ne pas y trouver leur position idéale. Niveau tenue de route, leurs philosophies différent également, la MX étant la plus joueuse au détriment du confort, la MG grâce à une monte pneumatique généreuse ne démérite pas sur ce point, par contre, quand on atteint les limites, ça peut être plus violent et plus dur à rattraper, phénomène accentuée par son architecture. Le confort de suspension d'une MG F est proprement étonnant, les hydragaz sont bluffants sur ce point. Les MG TF ont des suspensions classiques, que je trouve développées à la va-vite, trop dur sur les petits chocs, trop mou sur les gros, d'origine, ce n'est vraiment pas idéal.
Niveau maintenance, les différences sont marquées également, la mX-5 est une voiture que je qualifierai "d'ingénieurs japonais", c'est robuste, simple, pragmatique, bien pensé, avec pour résultat une fiabilité au-dessus de la moyenne, même si elle n'est pas irréprochable, les cerveaux japonais n'ont pas anticipé quelques points. Avec une MG, l'esprit british ressort, plus rock and roll, cela passe par moins d'accessibilités, des petites pièces à 20 centimes en plastique qui lâchent et qui peuvent parfois provoquer une panne immobilisante (c'est rare mais ça arrive).
Avec l'Elise, le Rover montre une nouvelle facette, associé à une boîte plus courte. Avec moins de poids à déplacer, ça pousse, ça accélère vraiment, on ne reconnaît plus le petit K. Le châssis ultra rigide associé à des suspensions à petits débattements font vivre l'expérience d'un châssis de voiture de course lâchée sur route. C'est un autre monde, mais ça ne conviendra pas à tout le monde.
Le coût d'utilisation est raisonnable comparé à des voitures de perfs équivalentes qu'il faut trouver du côté des constructeurs allemands, même si certaines pièces Lotus se payent au prix fort (tout de même). L'avantage des pièces Rover, c'est qu'elles se trouvent à bas prix et très facilement sur le net, ce moteur a été très populaire auprès de pas mal de petits constructeurs de voiture de sport british, car il peut se préparer assez simplement jusqu'à 160 chevaux, il y aura toujours un marché pour ces pièces.